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Après le Grand Prix d'Australie 2026, Ferrari est revenue sur les raisons derrière l'absence d'arrêt au stand lors des deux périodes de Virtual Safety Car qui ont été déployées dans les 20 premiers tours de l'épreuve.
Après un départ difficile pour les Mercedes, Charles Leclerc s'est retrouvé en tête, en parvenant même à contrecarrer le rythme de George Russell, le poleman de la veille. Profitant de cette lutte, Lewis Hamilton, auteur comme son équipier d'un très bon envol, a un temps recollé au duo.
La lutte allait durer une dizaine de tours avant que l'abandon d'Isack Hadjar, au 11e passage, n'entraîne une première intervention de la voiture de sécurité virtuelle. Sous ce régime, un certain nombre de pilotes vont alors faire le choix de passer par les stands pour minimiser le temps perdu... à commencer par les Mercedes de Russell et de Kimi Antonelli, ce dernier ayant fini par revenir au contact du top 4.
Lire aussi :Pour Ferrari en revanche, aucun pilote n'est rentré. Cela en dépit de l'étonnement de Hamilton à la radio, ce dernier lançant à son ingénieur : "Au moins l'un d'entre nous aurait dû rentrer !" Après ce message lors du premier VSC, la décision sera d'ailleurs maintenue lors de l'ultime passage devant l'entrée des stands des SF-26.
Une fois la course reprise, il n'a pas fallu attendre longtemps pour que le Virtual Safety Car ne soit à nouveau déployé, quand Valtteri Bottas a immobilisé sa Cadillac dans l'herbe, tout au début de la voie d'entrée vers les stands au 18e tour.
La situation fut cette fois différente car si quelques pilotes ont eu le temps de passer par les stands après l'entrée en vigueur du VSC, l'entrée de la voie des stands a fini par être fermée au moment où les commissaires poussaient la voiture du Finlandais pour la mettre en sécurité dans la pitlane. Cela empêchait quoi qu'il en soit la Scuderia de stopper Leclerc et/ou Hamilton.
Plus tard dans la course, quand les deux pilotes en rouge ont dû se résoudre à passer par les stands - Leclerc au 24e tour et Hamilton au 27e -, ils l'ont fait sous drapeau vert, se retrouvant alors à une quinzaine et une vingtaine de secondes de Russell respectivement, sans véritable espoir de le rattraper - ou de revenir sur Antonelli - malgré des pneus bien moins usés.
Interrogé sur la question après la course, Frédéric Vasseur, le directeur de Ferrari, a expliqué les raisons qui ont dans un premier temps conduit l'équipe à faire le choix conscient de ne pas passer par les stands, puis ce qui a contraint son écurie à ne pas pouvoir le faire dans un deuxième temps.
D'abord, au moment du premier VSC, Vasseur a estimé que l'incertitude sur la question stratégique - et notamment sur la possibilité pour Mercedes de ne faire qu'un seul arrêt en changeant si tôt de pneus - ne justifiait pas de passage par les stands à ce moment-là.
"Je ne sais pas si diversifier notre stratégie nous aurait aidés à faire mieux", a expliqué le Français sur Sky Italia. "Je n'ai pas de boule de cristal, mais je ne pense pas. Quand ils ont fait leur arrêt au stand, il était difficile d'imaginer qu'ils n'en feraient qu'un seul. Notre objectif était de faire un seul arrêt au stand beaucoup plus tard dans la course."
Mercedes pensait refaire un arrêt et on a tous été surpris par la tenues des pneus, parce qu'on aurait pu faire 350 tours avec.
Au micro de Canal+, il aussi indiqué : "Ce qui s'est passé, c'est que Mercedes pensait refaire un arrêt et qu'on a tous été surpris par la tenue des pneus, parce qu'on aurait pu faire 350 tours avec. Et à partir de là, ils ont su exploiter cet avantage."
Vient alors le second VSC, où Ferrari avait cette fois-ci bien prévu d'arrêter ses pilotes... mais en a été empêchée par la fermeture de la voie des stands : "Nous n'avons ensuite pas eu de chance avec la deuxième voiture de sécurité virtuelle, quand ils ont fermé la voie des stands. Mais c'est ainsi", a-t-il conclu sur le sujet pour Sky Italia.
Du côté des pilotes, la réaction après la course est différente. Pour Hamilton, qui avait alerté sur le fait de ne pas mettre ses œufs dans le même panier dès le premier VSC, son avis après la course est teinté d'un certaine doute mais il reconnaît qu'il faut se pencher sur les données pour en avoir le cœur net.
"Nous allons clairement examiner si le fait de s'arrêter aurait été préférable ou non", a-t-il déclaré devant les médias, dont Motorsport.com. "Quand j'ai vu les deux Mercedes, l'une devant moi, l'autre derrière moi, j'ai vraiment pensé que nous aurions dû nous arrêter, ou du moins que l'un de nous aurait dû s'arrêter pour couvrir. Mais nous allons examiner la situation et voir ce que nous aurions pu faire de mieux."
C'était un choix délibéré et conscient.
Quant à Leclerc, au contraire, il assume pleinement le choix fait par son équipe dans une épreuve qui risquait d'être souvent perturbée, comme il l'a expliqué en conférence de presse : "Je ne regrette pas cette décision. C'était un choix délibéré et conscient."
"Des EL1 jusqu'à [la course], il y a eu au moins une voiture arrêtée à chaque séance. Nous savions qu'il y avait de fortes chances que ce ne soit pas le seul VSC de la course. Nous avons donc pensé qu'il valait mieux attendre le prochain. C'est toujours un pari. Bien sûr, nous ne savions pas que cela allait se produire. En réalité, nous avons eu d'autres VSC après celui-ci, dont un qui était particulièrement bien placé."
"Mais malheureusement pour nous, l'entrée des stands était fermée et nous n'avons pas pu en profiter. Nous avons donc été un peu malchanceux de ce côté-là, mais c'était encore une fois un choix conscient. Et je ne le regrette pas vraiment."
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